13 juillet 2007
Ancolie
Une aura de ténèbres repose l'esprit
Mais le sien, agité, hésite dans le noir
Ainsi l'âme solitaire, torturée dans la nuit
Réfléchit encore, n'a pas vu venir le soir
Le ministre des âmes
Entre ces mains, trésor inestimable
La flamme d'une bougie, lueur éphémère
Les doigts noués, carapace protectrice
Un havre de paix où subsiste une âme
C'est la dernière de toutes les cartes à jouer
La mise ultime, ou l'abandon suprème
Superbe joyau d'une faible valeur
Pauvre petie lumière entre mes mains
Les sanglots du ciel acides à son coeur
Détruisent les âmes, rayons meurtriers
Pathétique mission, protéger la flammme
Pluie et vent sont pries que les grands félins
Douce prière, lancinante berceuse
L'être impuissant qui regarde partir
Son âme aimée, le dernier au revoir
Une âme de regrets, une âme repentante
Famille
I. COLÈRE
De belles paroles sucrées, enrobées de tremblements
Des mots de mépris, pas seulement insultants
Les alliés disparaissent, les promesses s'effacent
La parenté est tranché, la fraternité trépasse
II. PEINE
Pour l'éternité un cadeau cette prison de pierre
A chaque seconde son soufle exhalant la misère
Parents et amis, les belles âmes de la félonie
Lassitude, ennui, il part sans préavis
Six murs dans le coeur le protègent de la foule
Constament malmenés, malmenés par la foule
Le silence est le luxe des âmes solitaires
La paix sans prix n'exite pas sur Terre
Le vent, la pluie, le desespoir, et la rancune
Le père n'aime pas son fils, ce sans raison aucune
je vous donne le mépris, le rire et puis la haine
Ils l'oublient et s'en vont, l'ont tué par la peine
III. EPITAPHE
Enfant abandonné, et jamais secouru
Il vécut incompris, et puis un jour s'en fut
Sans amis, sans famille, il n'eut jamais d'amour
Adieu à la folie, heureux départ sans retour
La promenade des Elfes
Et petit à petit, le ver ronge la pomme
Inexorablement, comme on détruit un monde
Une horrible gangrène, un parasite immonde
Dévore notre monde, et prend la vie des hommes
Inlassable avancée, de même qu'une mycose
Recouvrant lentement la peau de la planète
Le béton recouvre tout, jamais ne s'arrête
Et le vivant s'estompe remplacé par la chose
Attrape ma main tendue et accompagne moi
Dans ce monde mourrant subsiste encore un Eden
Allons au paradis, le dernier des Garden
Cet ilot verdoyant, où nul ne nous trouvera
Futilité
Tout l'univers en perpétuel mouvement
Dans les oreilles un tic tac incessant
L'homme est le vent qui jamais ne s'arrête
Pas même pour penser, jamais ne s'arrête
Et finalement, marcher n'a plus de sens
Errer n'existe plus, vague souvenance
Les étoiles existent, personne ne remarque
Un sourire triste que personne ne remarque
Une vie sans rêves est un rêve sans vie
Sans les étoiles on ne voit que la nuit
L'homme court et ne veut pas perdre de temps
Fuit les lueurs, ne veut pas perdre de temps
Amour surfait, sans plus de romantisme
Toutes les fleurs du monde plongent dans le mutisme
Je voulais tant rester, regarder les étoiles
Dans ce champs pour toujours, regarder les étoiles
20 juin 2007
DPP: Impolitesse
"l'impolitesse" envers une personne est le non respect,
occasionnel ou répété, d'un code de conduite que s'est fixée cette personne,
code qu'elle voudrait également voir appliqué à autrui.
TheMirror
Je commence donc avec ce mot, ou plutot ce concept qui me tient à coeur puisqu'il rythme ma vie quotidienne -_- les exemples sont légions...
La politesse est souvent un concept inhérent à chacun, personnalisé... Les mentalités personnelles ne pensant souvent qu'à leur petit plaisir égoïste, il est très facile d'être impoli envers elles lorsqu'on ne sert pas leur desseins.. c'est triste.
ce que beaucoup de personnes appellent impolitesse n'est autre qu'une manifestation de leur exigeance.
(ce n'est que mon avis...)
TheMirror
Voici donc mon dernier projet en date, reveries nocturnes... (toute ressemblance avec un certain Y.B. n'est que purement fortuite)
Comme tout le reste ici, j'irai à mon rythme... voilà.
TheMirror_20__20reveries_20nocturnes
Je teste des nouveaux registres... la qualité -et la qualité sonore- viendra quand j'aurai fais mes armes. :)
Enjoy!
Tortue de mer
Il laisse beaucoup de plaies, le temps qui passe
Des blessures qui jamais vraiment ne guérissent
Ainsi chaque animal porte ses cicatrices
Dure à construire et lourde est notre carapace
Aphides
L'épée de Damocles flotte au dessus de moi
Le temps s'écoule toujours, l'échéance ne vient pas
Arachne dans mon cerveau a tendu ses filets
Elle pond des larves atroces, de cortex affamées
Rendez moi mon cerveau, infames parasites
N'errez plus sous ma peau, trouvez un autre gîte
Tel un vieux chien blessé, léchant ses hématomes
Je gratte ma peau à mort, il n'existe aucun baume
Pour ce qu'il a fait, l'enfant fut il trop puni?
Son chatiment sera la lente et morte vie
Desormais il n'est plus question d'attendre Dieu
Le reste de son âme tire une croix sur les cieux
news du 20/06/07
Ni Hao à tous...
Légère variation du contenu de ce blog à compter d'aujourd'hui.
Au programme:
_des poèmes (jusque ici tout va bien)
_et deux projets (que je complèterai progressivement) qui me tiennent à coeur:
-Un dictionnaire poético-philosophique (le DPP)
-et quelquechose de nouveau que j'expérimente, le projet "vampires night" (enfin, reveries nocturnes, c'est le titre final)
Enjoy carpe diem! (pour ceux qui ont le temps (pas moi)-_-)
